Antony Héroux

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30 vies a un accent trifluvien

(Trois-Rivières) Les amateurs du téléroman 30 vies, et ils sont nombreux, auront peut-être remarqué la présence d’un nouveau jeune comédien dans la distribution dans la peau de Saku Gene Boulanger: il s’agit du Trifluvien Anthony Héroux.
À 17 ans, Anthony Héroux est tout récemment entré dans le monde du show-business. Cet ancien de l’Académie les Estacades a d’abord pris contact avec le monde de la comédie en 2012 quand il s’est inscrit dans un processus de sélection pour dénicher les interprètes du plus récent film des Boys, présentement en préparation.

Comme il s’agit d’un antépisode qui nous ramène à l’adolescence des vedettes du film que nous avons toujours connues adultes, il fallait trouver des jeunes interprètes pour camper les Bob, Méo et autres Stan du film. Le processus impliquait un vote du public qui avait accès, sur Internet, aux scènes d’audition des candidats. Anthony Héroux a terminé parmi les quatre derniers candidats mais n’a pas été retenu pour un rôle.

La démarche n’a cependant pas été vaine parce qu’elle lui a permis de découvrir sa passion pour le jeu. À tel point qu’il s’est inscrit auprès d’une agence d’artistes, l’agence Huguette Laplante, qui a pris sa carrière en charge. Ça lui a valu quelques auditions dont une pour 30 vies qui a débouché sur le rôle de l’ami de coeur d’Anaïs dans la présente mouture du téléroman.

Le personnage fait partie de l’univers de la classe de l’enseignante interprétée par Mariloup Wolfe et, à un moment indéterminé de la saison d’automne, il sera l’objet central d’une intrigue pendant une ou deux semaines. Anthony Héroux a donc signé avec la production pour toute la saison d’automne.

«Pour moi, c’était comme un miracle d’obtenir le rôle, de commenter le jeune homme depuis le domicile familial dans le secteur Sainte-Marthe. Les deux auditions se sont bien déroulées. Je me suis dit que je n’avais rien à perdre et qu’il me suffisait de m’amuser.

On a entrepris le tournage il y a environ un mois et demi. On reçoit les textes un mois à l’avance. Comme j’apparais dans la classe et l’environnement des principaux protagonistes à chaque semaine, j’ai un certain nombre de journées de tournage à Radio-Canada à chaque semaine. Plus tard, je vais avoir une ou deux semaines au cours desquelles l’intrigue se concentrera sur mon personnage mais je ne sais pas quand ce sera.»

«À l’occasion, on a pas mal de texte à apprendre mais c’est tellement l’fun de faire ça que je ne vois pas ça comme du travail. Je vais là pour m’amuser. C’est très clair que jouer, c’est ce que je veux faire comme métier.»

Le jeune homme est admiratif des comédiens professionnels qu’il a la chance de côtoyer pratiquement au quotidien. «On n’a pas l’occasion de se parler beaucoup parce qu’ils ont beaucoup de travail de répétition mais c’est impressionnant de les voir travailler. Ils ont tellement d’expérience et d’assurance.»

Quant à lui, il n’a pas été dirigé de façon très stricte par l’un ou l’autre des trois directeurs qui se succèdent à la réalisation des émissions.

«On nous a donné nos textes et la description du personnage dès le départ et c’était à nous de le construire. Je l’ai joué comme je le voyais et on m’a laissé aller parce que ça fonctionnait bien.»

Une émission suivie par autant de fans ne peut qu’offrir une visibilité précieuse pour un comédien qui débute dans le métier. «C’est sûr que c’est une chance exceptionnelle et j’en suis très conscient, dit Anthony. J’en profite autant que je le peux. On m’en parle sur Facebook et il y a des gens qui me reconnaissent dans la rue. C’est agréable.

«Par contre, pour ce qui est de me regarder à la télé au moment de la diffusion, c’est plus difficile. Je ne suis pas encore capable de visionner en compagnie d’autres personnes. Il faut que je sois seul: je suis très critique de mon jeu. Je commence cependant à l’être un peu moins et à regarder plutôt l’ensemble pour m’apercevoir que ce que j’ai fait s’intègre bien.»

Son contrat prendra fin au terme de la saison et Anthony connaîtra alors une caractéristique de la vie des comédiens en ne sachant pas ce que l’avenir lui réserve. «Je vais demeurer disponible pour toutes les auditions qu’on pourra obtenir. La seule chose que je sais, c’est que c’est comme ça que je veux gagner ma vie. Je vais continuer de suivre des ateliers de jeu et je compte aussi travailler l’anglais pour être en mesure de jouer dans cette langue éventuellement.»

Extrait de l’article du journaliste: François Houde (Le Nouvelliste)

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